lundi 14 décembre 2009

Sur une terrasse au centre-ville



La cousine de Valérie m'a très élégamment accueillie chez elle, alors qu'elle était manifestement débordée par la rentrée scolaire, un déménagement et des obligations familiales. Le sens de l'hospitalité des Libanais n'est pas un mythe. Après un petit café turc dans sa cuisine, sa copine est venue nous rejoindre et nous sommes sorties nous balader dans son SUV dans les rues illuminées de Beyrouth, longeant la corniche et la mer. Je suis toujours étonnée que les gens normaux puissent conduire, c'est tellement chaotique, la circulation au Liban, je croyais que c'était seulement les chauffeurs de taxi fous qui osaient le faire. Elle m'a montré l'hôtel Phoenicia, construit en 1961, détruit pendant la guerre civile et depuis reconstruit magnifiquement. J’ai eu une petite pensée pour les fantômes qui sans doute y habitaient.
Nous avons stationné la voiture, et nous avons marché dans les rues piétonnières du centre-ville. Après un peu de lèche-vitrine dans les boutiques très chics (quelle belle soirée de filles, Isabelle tu aurais adoré!), nous nous sommes arrêtées pour une bouchée sur une terrasse. J'ai choisi le poulet au cari, il y avait étrangement des ananas dedans. Nous avons discuté un peu de politique et de religion, les deux sujets que le GRC nous avaient interdits d’aborder. J’ai bu une bière, fumé une cigarette. Ce fut mon seul repas avec des Libanais, je veux dire, de tout le voyage, quand même. Ensuite je suis rentrée bien sagement en navette au Village, loin du centre-ville et de ses lumières.

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