mercredi 30 décembre 2009

La Cantine


Après une telle soirée à boire au Torino, il est fort propable que vous manquiez l'heure du déjeuner à la cafétéria. Dans ce cas, pas de problème, il suffit d'aller à la petite cantine du Village, où la gentille dame (Nour, de son prénom, il me semble bien), vous prépare avec amour une crêpe roulée au Nutella et banane pour peu qu'on débourse quelques livres sonnantes et trébuchantes. J'ouvre ici une parenthèse qui ne va nulle part pour dire que j'aime bien que la monnaie du pays soit des livres, ça me fait rêver d'un monde meilleur. Fin de la parenthèse. Bon, cette crêpe, elle était trop sucrée, et je l'ai mangée au gros soleil dans le parking en attendant pendant de très longues minutes une navette qui me mènerait en ville, tout ce voyage de plusieurs heures afin d'aller prendre un café, un vrai café, avec avec mon copain A. Lassés d'attendre, on a sauté dans un taxi rose, les taxis de Beyrouth à l'usage exclusif des femmes, conduits par des femmes (A avait pris sa voix la plus aigue pour convaincre la dame de nous prendre, même s'il n'est manifestement pas une fille.). La dame nous a mené dans Verdun, où nous avons enfin bu un café. Je ne vous ferai quand même pas une autre entrée sur les cafés, vous allez finir par croire que ça m'obsède. Mais à la cantine, pour y revenir, j'y mangeais surtout de la salade fattouch, tellement bonne, tellement vivante avec ses tomates, concombres, pousses de thym et son sumac. J'ai acheté à Nour une bouteille de sirop de grenadine acide que j'ai rapportée, pour faire la vinaigrette. J'ai essayé à la maison, mais ce n'était pas aussi bon.

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